L’histoire se passe à notre époque, en Angleterre, et pourtant, on y croise des sorcières aux chapeaux pointus qui volent sur leurs balais et qui vous jettent des sorts avec leurs baguettes magiques… Le film mélange allègrement ces deux unités temporellement opposées, et cela fonctionne remarquablement. Le spectateur navigue entre deux univers, le nôtre et celui de Poudlard, de la même manière qu’Harry Potter : un peu hésitant sur le début, il choisit finalement de franchir le mur qui sépare les deux mondes… nous le suivrons avec la même facilité.
Embarqué à bord du train qui nous amène à l’école des sorciers, c’est avec plaisir que nous faisons la connaissance de Ron Weasley et Hermione Granger (merveilleusement interprétés par Rupert Grint et Emma Watson), deux autre élèves de première année. Dans le décor remarquable du château de Poudlard, nous croiserons beaucoup de personnages. Tous très réussis, certains ne sont malheureusement qu’à peine esquissés, comme le professeur Rogue (Alan Rickman), le professeur Quirrell (Ian Hart), ou encore Mr. Ollivander (John Hurt).
Sur fond d’effets spéciaux appliqués, nous y rencontrerons des fantômes, un chien à trois têtes, un troll, etc. ; ou nous nous envolerons avec Harry pour une partie de quidditch particulièrement mouvementée, même si l’on reste dans son fauteuil…
Tout ou presque nous transporte dans l’univers magique de la sorcellerie… presque…et oui, on est coupé dans notre apprentissage de la magie par une musique tonitruante et répétitive (bien que signée par John Williams) qui dissipe un peu l'atmosphère magique et fantastique du film…


